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"On ne saurait être sage quand on aime, ni aimer quand on est sage." Publilius Syrus.


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"Les femmes pardonnent parfois à celui qui brusque l'occasion, mais jamais à celui qui la manque." Talleyrand.


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"Quand un homme est fou d'une femme, il n'y a qu'elle qui le puisse guérir de sa folie." Proverbe Chinois.


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"Le triomphe des femmes est de nous faire adorer leurs défauts et jusqu'à leurs vices." Th. Jouffroy.


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"Pour bien aimer une vivante, il faut l'aimer comme si elle devait mourir demain." Proverbe Arabe.


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"L'amour est un égoïsme à deux."  Mme de Staël.


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"Je ne comprends pas pourquoi il n'y a pas davantage de bisexuels : ça doublerait nos chances le samedi soir." Woody Allen.


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"A propos de chaque désir, il faut se poser cette question : quel avantage résultera-t-il si je ne le satisfais pas ? " Epicure.


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"Prenez le temps comme il vient, le vent comme il souffle, la femme comme elle est." Alfred de Musset.


 

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undefined                                                                          Constantin Hansen (1804-1880)

_ Quelle indécence ma fille, d'ouvrir un tel blog ! Non mais tu n'y penses pas !!!
_ Si justement, ça faisait un moment déjà que cela me trottait dans la tête...

Jeu des sens, la décence dans l'indécence ou est-ce l'indécence dans la décence...
Je ne saurais le dire...
L'essence même des sens, quand j'y repense, j'en ai les sens tout retournés !

Bienvenue à tous, sur le deuxième blog de Claire Ogie.

Et si vous êtes curieux, mon autre blog est ici : A visage découvert.


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Dimanche 18 mai 2008



Londres, le 10 Juillet 1897

Chère amie, dépêche-toi vite de t’en procurer un.  Tu sais, ici, à Londres, la mode est toujours à l’avenant et j’en vois, de ces belles bourgeoises, habillées ainsi. Le long de la Tamise, quelques piscines ont été aménagées directement sur le fleuve et, de loin, lorsqu’il fait beau, ces belles bourgeoises se baignent avec délice en poussant des petits cris de joies et en barbotant de la plus belle des manières.

Bien sûr, nous n’y avons pas droit à ces endroits, ma caste ne le permet pas, mais j’avoue avoir passé quelques longues heures, de loin, à observer ces corps presque nus. Je ne suis pas le seul, du reste.

 

Mais le temps passe, le temps passe, tes lignes s’estompent dans ma mémoire et j’éprouve de plus en plus de difficulté à te saisir. Pourquoi donc ton mari est-il parti en France ? Pour combien de temps encore serons-nous séparés ?

J’imagine tes jambes serrées l’une contre l’autre, tendrement tendues sur la couverture de couleur posée à même l’herbe verte et sous la fraîcheur bienveillante de tes tilleuls.

Je vais t’envoyer un peintre de mes amis qui viendra te croquer lorsque tu seras seule.

Le veux-tu ?

Bien à toi,

Ton lecteur impatient.

 

 

Lien avec Correspondance (2)

par Claire Ogie & Yann Sayr publié dans : Ecriture en duo : Correspondance communauté : Charme
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Samedi 17 mai 2008



Joze, le 25 juin 1897.

Toutes ces heures à paresser à l’ombre des tilleuls ; c’est encore de cet endroit, derrière la maison, que je t’écris ces lignes. La chaleur est ici suffocante. J’ai retiré depuis longtemps ce jupon sous lequel je fondais et défais ce corset dans lequel je m’asphyxiais. Je rêve de ces nouvelles tenues d’été tout à fait osées que j’ai vu dans le journal l’autre jour. Imagine-toi que sur Trouville et Etretat c’est du plus grand chic ! un costume de bain en serge marine, rouge et noir, avec un madras entourant les cheveux. J’aimerai aller sur la côte, pensant ainsi à toi de l’autre côté de ce bras de mer, me rapprochant de toi, doucement.

Le mois dernier, je me suis rendu sur Clermont Ferrand, une petite sortie pour rejoindre une cousine éloignée qui m’avait invité à l’occasion d’une fête donnée en son honneur. Tu sais comme je déteste ces attroupements prolongés, il me tardait de revenir sur mes terres - vingt kilomètres, ce n’est pas rien ! - loin de tout ce bruit et de ces vilenies que les gens aiment à se  porter les uns sur les autres une fois le dos tourné. Je ne déteste rien tant que cette hypocrisie constante dès que les gens se rassemblent.

Mais à ce jour, je suis à nouveau dans ma propriété au bord de l’Allier et je peux enfin t’écrire et te crier combien tes mots me font du bien. J’ai dû relire dix fois ta lettre, elle est toute froissée à force de la porter à mes lèvres.

Pardon pour ce retard inopiné. Parle-moi de toi.

Celle qui t’attend.

 


Lien avec Correspondance (3)

Correspondance (1)

par Claire Ogie & Yann Sayr publié dans : Ecriture en duo : Correspondance communauté : Hommage à la Féminité
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Vendredi 16 mai 2008

Voici une correspondance assez courte - de sept lettres que je vais étaler sur sept jours - écrite avec Yann Sayr. Je vous laisse donc la découvrir en souhaitant qu'elle vous plaise autant que nous avons pris de plaisir à l'écrire. Bonne lecture à tous !

                                                                                  Eva Gonzalès (1849- 1883)


Londres, le 30 mai 1897.

Depuis combien de temps restes-tu silencieuses ? Chaque jour que Dieu fait, je guette le facteur ; en vain. J’ai envie de te lire, de sentir courir sous mes doigts fiévreux le grain de ton papier à lettres ; le parfum, peut-être, de ton haleine brûlante car je sais qu’en ce moment, il fait très chaud là où tu es et que cela t’indispose. Souvent, tu me l’as dit.

Que peux-tu faire à l’instant où je couche ces mots sur mon bloc ? Comment es-tu habillée ? A quoi penses-tu ? A qui penses-tu ?

Tes amies viennent souvent te voir et vous faites de très longues parties de Dame ; jusque tard dans la nuit. Puis, ensuite, la plupart du temps, une fois seule, tu te promènes dans ton parc, en respire les doux effluves de la journée qui disparaît puis, lasse, tu te glisses silencieusement entre les draps parfumés que je ne connais point encore. Marie, ton adorable bonne sait si bien te préparer à tout ceci. Comme j’aimerais, moi aussi, participer à ce doux cérémonial.

Réponds-moi vite.

Un lecteur attentif.

 


Lien avec Correspondance (2)

par Claire Ogie & Yann Sayr publié dans : Ecriture en duo : Correspondance communauté : Charme
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Jeudi 15 mai 2008
Je vais vous en montrer moi des minettes qui se font miauler la mignonnette...

                                                                                        Jean Morisot

...des minettes aux abois...


...des minettes au fond des bois...

                                                                                    Gerda Wegener

...des minettes en émois...

                                                                                    Paul Emile Bécat

...des minettes ouh là là là !

                                                                                   Thomas Rowlandson

Ah non ! pas ça !


Pas cette minette là !!!
par Claire Ogie publié dans : Histoires en images communauté : Hommage à la Féminité
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Mercredi 14 mai 2008
                                                                         Johann Nepomuk Geiger

Les mots pour décrire cette partie de notre anatomie que sont les fesses ne manquent pas. Je vous laisse en juger par vous-même :

- Abat-jour
- Arrière-boutique
- Arrière-garde
- Baba
- Baigneur
- Brioches
- Canapé
- Contrebasse
- Croupion
- Dargif
- Der
- Derche
- Derge
- Discret
- Dossière
- Fiacre
- Fion
- Fouettard
- Frangines (les deux)
- Hémisphères
- Joues (les)
- Joufflu (le gros)
- Jumelles
- Lune, demi-lune, croissant de la belle lune
- Mappemonde
- Médaillon
- Meules
- Miches
- Mouilles (les)
- Moulins à vent
- Noix
- Oigne
- Pains (petits)
- Panier
- Pastèque
- Pendule
- Pétard
- Pétoulet
- Pétrus
- Pont-arrière
- Popotin
- Postières (les)
- Potard
- Reposoir
- Salle de danse
- Soeurs (les deux)
- Sonore
- Tal
- Tambour
- Tapanard
- Troussequin
- Valseur
- Verres de montre


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Hémisphère sud (1)
par Claire publié dans : Mots savoureux communauté : Hommage à la Féminité
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Mardi 13 mai 2008
Et si nous portions notre regard sur un certain hémisphère sud, sur nos fesses, nos postérieurs, nos demi-lunes...


"Le progrès social commence toujours par l'indépendance des fesses." Albert Cossery.


"Fesse, queue, doigt, advienne que pourra." Jacques Prévert.


"La patrie, l'honneur, la liberté, il n'y a rien : l'univers tourne autour d'une paire de fesses, c'est tout..." Jean-Paul Sartre.


Lien avec
Hémisphère sud (2)
par Claire publié dans : Tout en image communauté : L'érotisme dans tous ses états
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Lundi 12 mai 2008
                                                                                      Albert Dubout

Il y a une petite question que je me pose. On parle d'animaux en rut, on parle de saison des amours, on va jusqu'à parler d'hommes en rut lorsqu'ils pourchassent une ou des femmes, le fameux instinct de la reproduction. Soit. Mais comment dit-on pour les femmes ? Et oui, des femmes qui pourchassent un ou des hommes ? Comment dit-on ? Comment qualifierait-on une femme qui poursuit un homme de ses assiduités ? Un terme aussi fort, aussi puissant que ce fameux rut masculin ?

par Claire Ogie publié dans : Questions communauté : Hommage à la Féminité
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Dimanche 11 mai 2008
Suite à l'article découvert chez Valmont sur cet artiste, Jacques Le Nantec (lien site) - sculpteur français né en 1940 et vivant en Chine, à Macao - je tenais à vous le faire découvrir à mon tour.

J'ai été séduite par la beauté, la finesse et la sensualité de ses sculptures en bronze. Alors je vous laisse découvrir les deux photos ci-dessous, et visiter son site ou vous pourrez voir ses autres oeuvres que je trouve vraiment magnifiques.

                                                                      © "Aryan " de Jacques Le Nantec

"La sculpture, comme tous les arts, est une voie royale pour connaître le monde et en percer les secrets." Olivier Delahaye.

                                                                    © "La rivale " de Jacques Le Nantec

"Le langage de la sculpture est un néant prétentieux s'il n'est pas composé de mots d'amours et de poésie." Ossip Zadkine.
par Claire publié dans : Coups de coeur communauté : Charme
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Samedi 10 mai 2008


Les Manières de Conjoindre


Apprends ô vizir – que Dieu te prenne en sa miséricorde – qu’avant de conjoindre, lorsque tu en sentiras le désir, tu t’oindras de parfums, et ta partenaire aussi, puis vous badinerez tous les deux de toutes les façons possibles, celles capables de susciter des sensations agréables, comme les baisers, les morsures, la succion, l’humectage, l’embrassement, la pression, afin que la femme se sente portée naturellement et avec agrément à la conjonction. Puis, après l’avoir serrée sur ta poitrine, tu l’étendras sur le sol, l’embrassant sur la bouche. Tu feras varier à ce moment les jeux d’amour, chevauchant sur ses cuisses, sur les sommets de ses fesses, baisant sa touffe, secouant le sommet de ton instrument entre les deux lèvres de sa partie chaude, montant sur sa poitrine, palpant ses deux seins, embrassant la bordure inférieure du menton et la pente qui descend jusqu’à la gorge, appliquant tes mains sur ses hanches et ses flancs. Tu multiplieras ces procédés plaisants jusqu’à ce qu’elle devienne malléable entre tes mains.

Quand tu la verra dans cet état, tu planteras ton instrument en elle avec force jusqu’à ce que sa touffe et la tienne se rencontrent. Tu le frotteras contre les parois internes d’une façon parfaite. Cela fait, vos deux plaisirs arriveront à point en même temps. Au cours de l’opération, tu n’oublieras pas les trémoussements, la manipulation, les tapes, les coups de bélier, les échanges entre vous de paroles douces, de ronflements, de ronronnements, de râles, de cris tels que “ Donne ” et “ Prends ”, de succion des lèvres, de baisers sur les sommets des joues. Si vous n’agissez pas ainsi, la femme n’aura pas ce qu’elle désire, n’atteindra pas son but, n’obtiendra pas son plaisir, et l’homme laissera chez elle une impression désagréable.


Abou-Abdallah Mouhammad Al-Nafzawi, LA PRAIRIE PARFUMEE (texte écrit vers 1420), oeuvre érotique arabe.

par Claire publié dans : Mots des autres communauté : Hommage à la Féminité
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